Pour Rossini, vous n'entendrez pas l'ouverture du Barbier de Séville mais l'ouverture du Signor Bruschino: du très bon Rossini dans la légèreté, l'humour et la fougue. Savoureux!
Pour Mozart, vous n'entendrez pas le concerto pour clarinette mais le concerto en Sol Majeur pour flûte et orchestre KV 313. Digne des plus grands concerti de Mozart dans son inventivité, sa tendresse (cf deuxième mouvement) et sa construction. A découvrir ou re-découvrir! Vous pourrez faire connaissance avec la flûte douce mais affirmée de Marc Sezestre.
Pour Beethoven, vous n'entendrez pas la grande symphonie n°5 (pom pom pom po-om!). Le Nouvel Ensemble Orchestral Nantais, comme à son habitude, vous donnera à écouter la symphonie n°1 en Ut Majeur opus 21. À la manière de Haydn, elle débute par une introduction lente Adagio molto de douze mesures créant une certaine ambiguïté dans la tonalité de l'½uvre. Le ton d'ut majeur n'est affirmé que dans l'Allegro con brio de forme sonate classique. Le premier thème, impétueux et jubilatoire, contraste avec le second, plus mélodique. Le développement est très modulant, exclusivement construit sur le premier thème. La réexposition reprend les deux thèmes, le premier varié, le second textuel, mais à la tonique au lieu de la dominante. Le mouvement s'achève sur une coda assez conventionnelle.
Andante cantabile con moto, le deuxième mouvement de forme sonate reprend certains procédés de la Symphonie n° 40 de Mozart. Le premier thème de l'exposition est exploité en fugato à quatre voix. Les entrées successives sont largement espacées, ce qui donne une sensation de clarté à la polyphonie. Le second thème est une sorte de conséquent. Après une codetta où les timbales jouent un rôle d'ostinato, Beethoven recommandait une reprise da capo que la plupart des chefs d'orchestre occultent aujourd'hui. Le développement met en valeur de nombreuses modulations et l'ostinato rythmique. La réexposition est variée et se conclut par une coda, elle-même variée.
le troisième mouvement est le plus original de la symphonie. Malgré son intitulé, c'est un véritable scherzo. L'Allegro molto e vivace est d'ailleurs un tempo trop rapide pour un menuet. Le thème du menuet est développé, puis repris sous une forme variée. Celui du trio est un deuxième scherzo enchâssé dans le premier et qui adopte la même structure que le précédent.
L'Allegro molto e vivace de forme sonate débute par un court Adagio, montée progressive de la gamme de sol. C'est un mouvement dans le plus pur style haydnien. Les deux thèmes sont allègres, en notes piquées et répétées pour le premier, en dialogue syncopé pour le second. Le développement est exclusivement sur le premier thème, lequel sera écourté dans la réexposition alors que le deuxième thème est allongé et suivit d'une coda.
Beethoven livre sa première symphonie en pleine maturité, il a 30 ans et a déjà produit quelques chefs-d'½uvre (concertos, sonates pour piano, trios et quatuors). Élève de Joseph Haydn et admirateur de Mozart, il reste marqué par leur influence dans l'écriture de la première symphonie comme la seconde qui restent proche de l'esthétique classique du XVIIIe siècle.
Le Nouvel Ensemble Orchestral Nantais sera une nouvelle fois placé sous la direction musicale de Simon Rigaudeau, son chef d'orchestre fondateur.
Ce concert se déroulera le lundi 26 octobre 2009 dans le cadre de la 13° semaine musicale de Saint-Brévin (44): http://www.mairie-saint-brevin.fr/ Il aura lieu dans la salle Etoile de Jade de Saint-Brévin Parc d'activités de la Guerche (http://maps.google.com/maps?f=q&hl=en&q=Parc+d%27activit%C3%A9s+de+la+Guerche%2C+Saint-Br%C3%A9vin%2C+France).
N'HESITEZ PAS A FAIRE PASSER LE MESSAGE A VOS CONNAISSANCES LIGERIENNES, MERCI D'AVANCE
Entrée libre RESERVATION OBLIGATOIRE - Office de Tourisme Téléphone : 02.40.27.24.32




